Sylvie Weil

Littérature

Selfies


Moi à l’orgue dans une crypte, moi éprise d’un chien (je n’aime pas les chiens), moi subissant une déconvenue dans un café de Tokyo, moi en auteur anxieux, moi en fille et en mère, moi en amoureuse crédule, moi découvrant un secret de famille…

Aventures et mésaventures, joies et déceptions, tout peut être aujourd’hui l’occasion d’un selfie, et notre époque a l’œil rivé sur le miroir. S’emparant de cette mode avec humour, Sylvie Weil renouvelle le genre de l’autoportrait en se livrant à un exercice inédit : le selfie littéraire.


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Le Hareng et le Saxophone

Le Hareng et le Saxophone
Le Hareng et le Saxophone

« Je suis mariée depuis ce matin à un homme que je connais à peine, un gars de Brooklyn dont la famille a jadis débarqué d'Ukraine. » Drôle d'histoire, celle d'une tribu dominée par le fantôme d'un grand-père passionné de catch et amoureux de son nouveau pays, l'Amérique, et par l'ombre d'un aïeul qui fit fortune dans le hareng. La narratrice, en victime amusée, se laisse aussi envahir par les vivants : une redoutable belle-mère, un beau-père qui ne pense qu'à sa carrière ratée de saxophoniste. Bisbilles, trous de mémoire, petits secrets. Une saga originale et divertissante, en musique et avec poissons. On se souvient du précédent livre de Sylvie Weil, Chez les Weil, déjà un exercice de célébration ironique. Son père et sa tante, deux génies, en sortaient plus vivants et plus mystérieux. Ici encore, un monde palpite avec ses travers et ses bénédictions.

On se souvient du précédent livre de Sylvie Weil, Chez les Weil, déjà un exercice de célébration ironique. Son père et sa tante, deux génies, en sortaient plus vivants et plus mystérieux. Ici encore, un monde palpite avec ses travers et ses bénédictions.

Contrairement à ceux qui recherchent les traces des victimes de la Shoah (…), Sylvie Weil veut reconstituer le parcours des vivants, de ceux qui, à temps, sont arrivés en Amérique. Avec son talent pour le portrait et son humour, elle les rend tous proches. Sam Weitzner et son saxophone ; Molly et son rude caractère ; Shmiel-Haïm Shackman, sa femme Esther et tous les autres, dont leur petite fille Ida, devenue Eileen, qui prétend être née dans l'Ontario par refus d'être vue comme une immigrée et qui, un jour, dans la rue, feint de ne pas reconnaître sa grand-mère...

Josyane Savigneau, Le Monde


Fougueuse, mais aussi escarpée, la généalogie… Trous de mémoire suspects, souvenirs déformés, sans oublier cette sombre histoire de robe verte, « vilaine trace d’escargot, poisseuse et un peu sale, qui s’étire sur la toile familiale »… La Brooklyn Story ne s’achève pas forcément en « Festen » généralisé, mais on n’est pas non plus dans l’ambiance « Radio Days », en référence à cette famille juive américaine des années 40 que Woody Allen avait idéalisée dans l’un de ses plus beaux films…

Laurent Sapir, TsfJazz


Ces figures attachantes, obsédées par le fait de s'américaniser tout en gardant leurs valeurs, Sylvie Weil les regarde, les romance, les décrit avec tendresse. (…) elle célèbre avec beaucoup de grâce ces vivants, ayant échappé à l'horreur, qu'un même oubli guettait pourtant.

Ariane Singer, Transfuge Magazine no 64, Janvier 2013


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Chez les Weil


C’est le portrait croisé de deux personnalités exceptionnelles qui ont joué un rôle déterminant dans l’histoire des idées au XXème siècle :
André Weil (1906-1998). Entré à l’Ecole Normale supérieure à 16 ans, il enseigne en Europe et en Inde jusqu’en 1939. Participe à la fondation du groupe Nicolas Bourbaki qui va bouleverser les mathématiques modernes. Professeur à Princeton à partir de 1958.
Simone Weil (1909-1943). Sa sœur cadette. Elève de l’ENS. Agrégée de philosophie en 1931. Syndicaliste révolutionnaire, proche de Boris Souvarine, quitte l’enseignement pour devenir ouvrière chez Renault. Rejoint la colonne Durutti pendant la guerre d’Espagne. Meurt de tuberculose et de désespoir à Londres. Ses principaux écrits sont publiés après sa mort.

Comment survivre à de pareils génies ? Sylvie Weil, dans ce qui est à la fois un exercice d’admiration et un exorcisme nécessaire, s’en explique avec de l’émotion et de l’humour. « Le génie était bicéphale. Mon père avait un double, un double féminin, un double mort, un double fantôme. Car oui, en plus d’être une sainte, ma tante était un double de mon père à qui elle ressemblait comme une jumelle. Un double terrifiant pour moi, puisque je lui ressemblais tant. Je ressemblais au double de mon père. »

Cette ressemblance physique troublante est le départ d’un récit qui mêle des souvenirs, les témoignages des proches, des réflexions personnelles. Il en résulte une forte présence de ces deux figures intimidantes qu’aucun biographe n’aurait pu rendre à ce point. Inadaptés l’un comme l’autre au monde réel, témoins et victimes de l’Histoire, ils méritaient d’être enfin réunis à égalité dans un livre parfaitement juste, aussi accessible.


Comment vivre à coté d'un génie, avec le souvenir d'un autre génie quand la nature vous a doté certes de qualités mais pas de cette empreinte qui traverse les siècles. C'est l'exercice difficile de Sylvie Weil qui, si l'on en croit ces 268 pages d'une incroyable saga, n'est jamais tombée dans la pâmoison ni l'adoration. Un excellent livre.

André Darmon, Israel Magazine no 99, Mai 2009


Sylvie Weil est avant tout une nouvelliste, et son livre de souvenirs familiaux, Chez les Weil, est, en 38 brefs chapitres, une succession de nouvelles, où l'on retrouve son regard aigu sur la réalité, son sens du détail, son humour, sa férocité, qui ne conduit jamais au règlement de comptes, et sa tendresse, qui ne s'abîme jamais en dévotion.

Josyane Savigneau, Le Monde


Avec autant de modestie que d'humour, son récit interpelle l'étrange philosophe cathare qu'était sa tante, chrétienne de cœur et grecque de tête, oublieuse de son judaïsme comme de sa féminité. Ce délicat témoignage éclaire le drame sourd qui a fissuré la vie de sa famille, comme la lente fêlure qui travaille le bois le plus résistant et craquèle les plus beaux tableaux.

Philippe Chevallier, L'Express


Il n’y a ici ni règlement de comptes ni exercice de dévotion, seulement l’émotion de voir qu’on ne se construit soi-même - puisqu’on ne peut demeurer «le tibia de la sainte» - qu’en cherchant dans le tissu des existences et des générations passées les fils qui ont «tenu», les images encore sensibles, les odeurs encore prégnantes, les mots qui résonnent encore.

Robert Maggiori, Libération


Chez les Weil est un objet littéraire inclassable : ni biographie, ni récit plaintif d'un héritage trop lourd à porter. En tisant mille souvenirs, réflexion et anecdotes, Sylvie Weil livre une évocation inédite de la philosophe Simone Weil (sa tante) et du noyau familial qui l'entoure. Les mots de Sylvie Weil, déposés par touches subtiles et saisissantes, mènent le lecteur au cœur d'un récit émouvant. À lire comme un roman.

Marie-Valentine Chaudon, MUZE, Avril 2009


Dans un livre très personnel, la nièce de Simone Weil parle de sa tante avec une tendresse non dépourvue d'ironie. « On a bien tort de penser que les morts sont partis pour de bon et ne reviennent jamais parler aux vivants. Revenir parler aux vivants, ils ne font que ça, c'est même leur principale activité »… Cette phrase donne le ton de ce livre grave, mais qui ne se prend pas trop au sérieux, même si le sujet l'est par-dessus tout, puisqu'il a trait au lien que nous gardons avec ceux qui nous ont quittés.

Paul-François Paoli, Le Figaro


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Une roue de moto dans le salon


Dans cet immeuble new yorkais, le syndrome de l'insécurité fait des ravages. Quelques craintes fondées, une agression, et aussitôt les phobies et fantasmes de chacun s'expriment sans retenue. Les locataires passent à l'action, non sans hystérie, pour préserver leur tranquilité qu'ils considèrent comme un bien acquis, puisque à New York, il n'y a pas de tremblements de terre.

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La Bulle Cauchemar


Une mère, Elsa, assiste à la désagrégation du cocon familial qu'elle avait formé avec son fils. Impuissante, elle le voit tomber amoureux d'une femme, l'autre, Linda. Elle fait un retour sur leur histoire, cherche à comprendre les mouvements du cœur et du désir qui donnent vie à son fils quand sa vie, à elle, prend une tournure chaotique. Des familles se déchirent faute de pouvoir s'avouer leur amour.

Les deux familles qui se rencontrent dans La bulle cauchemar sont tellement différentes qu'on ne peut que les regarder avec stupeur, même dans la ville de Woody Allen, même dans un restaurant new-yorkais. Intellectuels parisiens, marxistes et maigres, du côté d'Elsa. Portoricains très américains, plutôt enveloppés et bons vivants, dont plusieurs entretiennent des relations personnelles assez intenses avec Jésus, du côté de Linda. Le fils d'Elsa doit devenir un homme dans un monde qui lui est totalement étranger.

Ce roman, écrit avec délicatesse, est la chronique sensible d'un mariage, qui se révèle une initiation à la tendresse et à l'abandon. La vie est là, rebelle mais finalement bienveillante.

La Bulle Cauchemar, de Sylvie Weil est un petit bijou d’humour juif New Yorkais écrit en français. Pourtant une histoire assez grave, mais traitée avec distance et ironie : une intello française remariée à New York a un fils qu’elle a surprotégé, car il est resté légèrement handicapé après un accident de santé dans la petite efance. Il va se marier avec un portoricaine catholique qui vit avec toute sa famille, en tribu, dans le New Jersey, et qui entend que son mari vive aussi dans la tribu. Heurts de deux cultures, de deux manières de vivre. Des personnages de Woody Allen, intellos, névrosés, au régime, contre des héros de West Side Story bien en chair qui aiment danser, rire et faire des mariages kitsch et tape à l’oeil.

Josyane Savigneau, Campus, nos coups de coeur


La fête orchestrée par Linda, princesse du soleil et des excès, sera inoubliable. Quand la salsa échauffe le sang, l’amour, l’espoir et la joie fleurissent, unissant les protagonistes de cette noce étrange dans un grand élan.

Cette chronique sensible d’un mariage qui semble contre nature, de la difficulté d’une mère à abandonner son fils, est prétexte à une galerie de portraits hauts en couleurs et en contrastes qui révèlent avec habileté et précision les microcosmes sociaux en présence.

Ce roman, écrit avec humour et délicatesse, est un bel hymne à la vie.

Dominique Baillon-Lalande, Encres vagabondes


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Jeux


Du fin fond de la France profonde aux ghettos noirs d'Amérique, ces cinq nouvelles de Sylvie Weil nous parlent de destinées féminines affrontées à la guerre, à l'amour ou à… l'ennui. Comment échapper au carcan du conformisme, à la bienveillance étouffante ou à l'indifférence non moins nuisible des parents, du village, de la ville anonyme ? Chacun(e) se reconnaîtra dans l'une ou l'autre de ces histoires minuscules dont l'accumulation, au bout du monde (et des contes), produit l'Histoire majuscule. Et, ce qui ne gâte rien, ces manières de biographies miniatures sont servies par une plume superbe, aussi élégante que précise.

Cinq nouvelles égrènent les notes d’une petite musique du temps passé. Un temps où l’on s’invite le dimanche pour le thé, où l’on s’assied avec les cousines autour de la tble de la cuisne pour de grandes séances d’épluchage de légumes, où l’on prépare le mariage de l’une ou de l’autre, bouquets, robes, pièce montée. Un temps où, en vacances chez Granny, on écoute ses souvenirs, où la guerre apparaît comme un filigrane brouillé – chambre réquisitionnée, fuite vers la zone libre – où l’on essaie de comprendre des bribes d’histoires de grandes personnes, où l’on se réveille sous un vieil édredon qui sent délicieusement le moisi. (…) Mais derrière les senteurs enivrantes d’étés glorieux, la cruauté lasse deviner ses âcres effluves…

Danielle Schramm, Télérama.


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Les Vendanges de Rachi


Biographie romancée de Rachi, acronyme de Rabbi Chlomo Yitzhaki. Né et mort à Troyes (1040-1105), commentateur de la Bible et du Talmud, il a fondé l’une des écoles rabbiniques les plus importantes du Moyen-Age. On est transporté en Champagne à l’époque de la Première Croisade, et aussi à New York, au XXème siècle, chez monsieur Voïnitzer, un marchand d’aspirateurs, qui “descend en droite ligne” de Rachi. Le présent enrichit le passé, le passé féconde le présent, dans un étrange battement des siècles et des continents.

Qui est Rachi? Chez les juifs pratiquants, un enfant de cinq ans sait qu’en bas de chaque page de la Bible qu’on lui apprend à lire en hébreu, figure un commentaire introduit par les trois lettres qui forment ce nom. En réalité, c’est l’acronyme de Rabbi Chlomo Yitzhaki. Né et mort à Troyes (1040-1105), commentateur du Talmud, il a fondé l’une des écoles rabbiniques les plus importantes du Moyen-Age.

Sylvie Weil a voulu savoir qui était Rachi. Et puis elle en a fait un personnage de roman. Sa quête commence à Brooklyn. Drôle de chemin pour retrouver un homme né en Champagne au XIéme siècle! Il revit, dans les Vendanges de Rachi, jeune homme d’abord, élève en Allemagne d’Isaac ben Judah, puis maître en France lors des persécutions de la Première Croisade. Au cours de ce voyage dans le temps, le film semble parfois s’interrompre. On est au XXème siècle, à New York, chez monsieur Voïnitzer, un marchand d’aspirateurs, qui « descend en droite ligne » de Rachi. Mais on ne tarde pas à revenir en arrière. Ainsi le présent enrichit le passé, le passé féconde le présent, dans un étrange battement des siècles et des continents.

Un merveilleux vertige : C’est justement cette cassure entre l’imaginaire et la réalité, entre la fin du XXème siècle sur la côte Est des Etats-Unis et l’an mille à Troyes en Champagne qui crée un vertige merveilleux précipitant le lecteur dans une sorte d’abîme dont il n’atteindra peut-être jamais le fond. Il s’agit là d’un texte magique, où la plus précise réalité historique, étayée par des documents, se décline avec les envolées de l’imaginaire car les données sur certaines périodes de la vie de Rachi et celles concernant ses réactions face aux premières exactions des croisés demeurent fragmentaires. On est vite séduit par la folie optimiste et la sagesse quelque peu mélancolique qui teintent ces proses…

Edgar Reichmann, Le Monde des Livres


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Le Jardin de Dima


La vie d'une famille est bouleversée quand la bru déclare à sa belle-mère qu'elle ne supporte plus les oignons. Un jeune homme, se croyant très amoureux de sa fiancée, est en vérité épris de la lutte acharnée qu'il mène contre sa future belle-mère. Une étudiante, venue de Colombie, suit des cours du soir et s'attire l'animosité de toute une classe. Un homme et une femme respectables se laissent aller à des conversations équivoques. Une femme de pasteur est sujette à des visions étranges…

Dans son deuxième recueil de nouvelles, Sylvie Weil campe une série de personnages mal adaptés à la société américaine. Vivant à New York ou en Nouvelle Angleterre, ils sont à la fois risibles et touchants, fragiles, parfois tragiques, et vont jusqu'au bout de leurs obsessions sans craindre le ridicule. Certains sont assez exotiques, fraîchement débarqués d'Europe ou d'Amérique du Sud, et décrits avec humour, avec un peu de cruauté attentive.


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Les Reines du Luxembourg


Enfermée chez elle, face au Luxembourg, Hélène regarde passer le temps, un temps qui coule à reculons. Elle revit jusqu'à l'obsession, les déchirements de son enfance. Orpheline au milieu de ses souvenirs, elle devient la reine d'un royaume fantomatique, remue de la poussière, celle du passé et écrit à des morts. Elle tente d'aimer Alex, un « Russe errant » qui s'attache à cette « Tzigane sans foyer ». Tout se déroule dans un appartement au couloir trop sonore, parmi des meubles qui existent parce qu'ils correspondent à des émotions anciennes, à des scènes évanouies. En face, le jardin continue à vivre : guignol, balançoires, manège. Les reines, indestructibles et fortes, ont l'air de monter la garde ou de conjurer des menaces.


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À New York il n'y a pas de tremblements de terre


Sans un mot inutile (…), Sylvie Weil restitue sa vision du petit peuple, celui qui fait le véritable exotisme de cette ville sans égale…
New York, lieu de paroxismes, dépourvu d'indulgence pour ce qui est frileux, mesuré… Univers si excessif qu'il faut être économe pour en parler, sous peine de tomber dans l'hyperbole et la facilité. Sylvie Weil l'a senti : désormais, le chemin de New York passe par ses récits.

Josyane Savigneau, Le Monde


Des bonheurs d'écriture, mais surtout, un mélange d'émotions qui se plaît à explorer le bizarre et une vraie gourmandise dans le maniement des mots…

Michel Nuridsany, Le Figaro


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